Texte intégral
COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE
CHAMBRE 1-11, Rétention Administrative
ORDONNANCE
DU 11 MAI 2024
N° 2024/
N° RG 24/00613 - N° Portalis DBVB-V-B7I-BNAJM
Copie conforme
délivrée le 11 Mai 2024 par courriel à :
-l'avocat
-le préfet
-le CRA
-le JLD/TJ
-le retenu
-le MP
Décision déférée à la Cour :
Ordonnance rendue par le Juge des libertés et de la détention de MARSEILLE en date du 10 Mai 2024 à .
APPELANT
Monsieur [U] [C]
né le 12 Juin 1990 à [Localité 7] (GÉORGIE)
de nationalité Géorgienne,
Non comparant représenté par Me Maeva LAURENS, avocate au barreau d'AIX-EN-PROVENCE,
INTIMÉ
MONSIEUR LE PRÉFET DES BOUCHES-DU-RHÔNE
Représenté par Monsieur [D] [E]
MINISTÈRE PUBLIC
Avisé et non représenté
DÉBATS
L'affaire a été débattue en audience publique le 11 Mai 2024 devant Monsieur Ange FIORITO, conseiller à la cour d'appel délégué par le premier président par ordonnance, assisté de Monsieur Nicolas FAVARD, greffier,
ORDONNANCE
Contradictoire,
Prononcé par mise à disposition au greffe le 11 Mai 2024 à 14h00,
Signée par Monsieur Ange FIORITO, conseiller et Monsieur Nicolas FAVARD, greffier ;
PROCÉDURE ET MOYENS
Vu les articles L 740-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ;
Vu l'arrêté portant obligation de quitter le territoire national pris le 22 septembre 2023 par le préfet de la Charente, notifié à Monsieur [U] [C] le même jour à 10h55 ;
Vu la décision de placement en rétention prise le 10 avril 2024 par le préfet du Vaucluse notifiée à Monsieur [U] [C] le même jour à 14h55;
Vu l'ordonnance du 10 Mai 2024 rendue par le Juge des libertés et de la détention de MARSEILLE décidant le maintien de Monsieur [U] [C] dans des locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire ;
Vu l'appel interjeté le 10 Mai 2024 à 14h50 par Monsieur [U] [C] ;
Monsieur [U] [C] n'a pas comparu, la mesure d'éloignement ayant été mise à exécution.
Son avocat a été régulièrement entendu ; il conclut à l'infirmation de l'ordonnance faisant état des conditions dégradantes de rétention, l'intéressé n'ayant pas eu accès à l'eau du 29 avril au 2 mai 2024; il est également soutenu que des garanties de représentations existent. Il est fait état d'une demande d'asile suivant courrier manuscrit du 10 mai 2024 de M. [C] à l'attention du chef du centre de rétention.
Le représentant de la préfecture sollicite la confirmation de l'ordonnance.
MOTIFS DE LA DÉCISION
La cour constate que les conditions dégradantes invoquées ne sont pas étayées par des pièces probantes et que par ailleurs, la preuve n'est pas rapportée d'un enregistrement de la demande d'asile par courrier manuscrit du 10 mai 2024.
La recevabilité de l'appel contre l'ordonnance du juge des libertés et de la détention n'est pas contestée et les éléments du dossier ne font pas apparaître d'irrégularité.
PAR CES MOTIFS
Statuant publiquement par décision Contradictoire en dernier ressort, après débats en audience publique,
Confirmons l'ordonnance du Juge des libertés et de la détention de MARSEILLE en date du 10 Mai 2024.
Les parties sont avisées qu'elles peuvent se pourvoir en cassation contre cette ordonnance dans un délai de 2 mois à compter de cette notification, le pourvoi devant être formé par déclaration au greffe de la Cour de cassation, signé par un avocat au conseil d'Etat ou de la Cour de cassation.
Le greffier Le président
COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE
Chambre 1-11, Rétentions Administratives
[Adresse 6]
Téléphone : [XXXXXXXX02] - [XXXXXXXX03] - [XXXXXXXX01]
Courriel : [Courriel 4]
Aix-en-Provence, le 11 Mai 2024
À
- Monsieur le préfet des Bouches-du-Rhône
- Monsieur le directeur du centre de rétention administrative de [Localité 5]
- Monsieur le procureur général
- Monsieur le greffier du Juge des libertés et de la détention de MARSEILLE
- Maître Maeva LAURENS
NOTIFICATION D'UNE ORDONNANCE
J'ai l'honneur de vous notifier l'ordonnance ci-jointe rendue le 11 Mai 2024, suite à l'appel interjeté par :
Monsieur [U] [C]
né le 12 Juin 1990 à [Localité 7] (GÉORGIE)
de nationalité Géorgienne
Je vous remercie de m'accuser réception du présent envoi.
Le greffier,
VOIE DE RECOURS
Nous prions Monsieur le directeur du centre de rétention administrative de bien vouloir indiquer au retenu qu'il peut se pourvoir en cassation contre cette ordonnance dans un délai de 2 mois à compter de cette notification, le pourvoi devant être formé par déclaration au greffe de la Cour de cassation.
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