Texte intégral
TRIBUNAL DE COMMERCE DE RENNES
Audience publique du 26 Novembre 2025
Références : 2025L01216 / 2025J00451
LE TRIBUNAL
Attendu que par jugement en date du 1 er octobre 2025, le tribunal de Commerce de Rennes a ouvert une procédure de redressement judiciaire à l'égard de :
EURL [Adresse 2] Enseigne : ENVIES ANIMALES Activité : animalerie, oisellerie, aquariophilie, achat et vente de rongeurs et reptiles… RCS RENNES 449 571 298 (2003 B 863)
Attendu qu'une requête en conversion en liquidation judiciaire en date du 21 novembre 2025 a été déposée au Greffe du Tribunal de Commerce par la SELARL PRAXIS prise en la personne de Me [U] [I], mandataire judiciaire,
Attendu que le débiteur n'a pas comparu en chambre du conseil, mais qu'il était représenté par Me Antoine CHEVALIER, avocat à Rennes, devant : M. [X] [R], agissant en qualité de juge chargé d'instruire l'affaire en vertu de l'article 869
du Code de procédure Civile, assisté de Me Gaëlle BOHUON, Greffière Associée, le 26 Novembre 2025
Attendu que le Ministère public a été régulièrement informé,
Attendu que l'affaire a été mise en délibéré,
Attendu le rapport écrit de Madame le Juge Commissaire, favorable à la requête en conversion en liquidation judiciaire,
Attendu que Monsieur le Procureur de la République a déposé des réquisitions écrites dans lesquelles il requiert la conversion de la procédure de redressement judiciaire en liquidation judiciaire,
Attendu la montant du passif à apurer,
Attendu le souhait du gérant de cesser l'activité,
Attendu qu'il résulte des informations recueillies par le Tribunal, notamment en chambre du conseil ainsi que des pièces produites, que l'entreprise débitrice se trouve dans l'impossibilité de poursuivre son activité et d'offrir une perspective de redressement ;
Attendu qu'il y a lieu de faire droit à la requête en conversion de la procédure de redressement judiciaire en liquidation judiciaire,
Attendu qu'il apparaît que l'actif du débiteur ne contient aucun bien immobilier, que le nombre de salariés au cours des six derniers mois précédant l'ouverture de la procédure et que son chiffre d'affaires hors taxe, sont supérieurs aux seuils fixés en application de l'article L641-2
du Code de Commerce sans excéder des seuils fixés par décret, conformément aux articles L641-2-1 et D. 641-10-2 du Code de Commerce
Attendu qu'il y a donc lieu de faire application de la liquidation judiciaire simplifiée,
Attendu que le Tribunal met fin à la période d'observation,
Attendu qu'il y a lieu de maintenir le Juge-Commissaire et de nommer le liquidateur, la SELARL PRAXIS prise en la personne de Me [U] [I], [Adresse 1],
Attendu qu'il y a lieu d'autoriser la poursuite de l'activité dans le cadre de la procédure de liquidation judiciaire jusqu'au 29 novembre 2025 inclus,
Attendu que conformément à l'article L. 644-2 du Code de Commerce, le liquidateur procèdera à la vente des biens mobiliers de gré à gré ou aux enchères publiques dans les quatre mois suivant le jugement de liquidation.
A l'issue de cette période, il sera procédé à la vente aux enchères publiques des biens subsistants.
Attendu que les biens mobiliers à vendre seront ceux figurant à l'inventaire déposé au Greffe du Tribunal de Commerce.
Attendu que le liquidateur procèdera, conformément à l'article L. 644-3 du Code de Commerce, à la vérification des seules créances susceptibles de venir en rang utile dans les répartitions et des créances résultant d'un contrat de travail
Attendu que conformément à l'article L. 644-5 du Code de Commerce, la clôture de la procédure devra intervenir au plus tard dans le délai d'un an à compter de la décision ayant ordonné ou décidé l'application de la procédure de liquidation judiciaire simplifiée,
Attendu qu'il y a lieu d'ordonner l'exécution provisoire du présent jugement,
Attendu qu'il y a lieu d'ordonner la publicité prévue par la loi en pareil cas,
Attendu que les dépens seront employés en frais privilégiés de liquidation judiciaire.
Par ces motifs,
Le Tribunal, après le rapport écrit de Madame le Juge Commissaire, après communication des pièces au Ministère Public, et sur ses réquisitions, en a délibéré, statuant publiquement par jugement contradictoire en premier ressort,
Vu les articles L. 641-2 et D. 641-10-1 du Code de Commerce,
Vu les motifs ci-dessus exposés,
Prononce la conversion de la procédure de redressement judiciaire en liquidation judiciaire et décide de faire application de la procédure de liquidation judiciaire simplifiée de : EURL L F [Adresse 2] Enseigne : ENVIES ANIMALES Activité : animalerie, oisellerie, aquariophilie, achat et vente de rongeurs et reptiles… RCS RENNES 449 571 298 (2003 B 863)
Autorise la poursuite de l'activité dans le cadre de la procédure de liquidation judiciaire jusqu'au 29 novembre 2025 inclus,
Maintient Mme Christine ROBIN, en qualité de juge commissaire,
Nomme liquidateur la SELARL PRAXIS prise en la personne de Me [U] [I], [Adresse 1],
Dit que conformément à l'article L. 644-2 du Code de Commerce, le liquidateur procèdera à la vente des biens mobiliers de gré à gré ou aux enchères publiques dans les quatre mois suivant le jugement de liquidation.
Dit qu'à l'issue de cette période, il sera procédé à la vente aux enchères publiques des biens subsistants.
Dit que les biens mobiliers à vendre seront ceux figurant à l'inventaire déposé au Greffe du Tribunal de Commerce.
Dit que le liquidateur procèdera, conformément à l'article L. 644-3 du Code de Commerce, à la vérification des seules créances susceptibles de venir en rang utile dans les répartitions et des créances résultant d'un contrat de travail
Dit que conformément à l'article L. 644-5 du Code de Commerce, la clôture de la procédure devra intervenir au plus tard dans le délai d'un an à compter de la décision ayant ordonné ou décidé l'application de la procédure de liquidation judiciaire simplifiée.
Ordonne l'exécution provisoire du présent jugement,
Ordonne la publicité prévue par la loi en pareil cas,
Fixe les dépens tels que prévus aux articles 695 et 701 du Code de Procédure Civile à 31,79 euros,
Composition du Tribunal : M. Bertrand VAZ, M. Antoine BENDA et M. Gérard DEMAURE, Juges, qui en ont délibéré et jugé, assistés de Me Gaëlle BOHUON, Greffière Associée, le 26 Novembre 2025.
Jugement prononcé le 26 Novembre 2025 par mise à disposition au Greffe et signé par M. Bertrand VAZ, Président, et Me Gaëlle BOHUON, Greffière Associée.
LE PRESIDENT M. Bertrand VAZ
LA GREFFIERE.
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